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Promenade avec un hippocampe et une seiche

Je démarre l’apnée dans l’étang au pied de ma maison. Je découvre un nouveau monde. Pour l’instant, je n’ai croisé que quelques gobies et un spirographe. J’ai trouvé un petit mètre carré d’herbier au milieu de beaucoup d’ulves. Je rêve de me balader avec un hippocampe ou une seiche comme ce plongeur de Balaruc les Bains déniché sur dailymotion.



Quelles solutions pour la malaigue ?

La malaigue est un phénomène naturel mais quand elle sévit, comme en 2006, elle détruit jusqu’à la moitié de la production de coquillages, entraîne la faillite des producteurs les plus touchés tout en perturbant l’activité touristique. Pour éviter ces situations extrêmes, il faudrait limiter l’intensité de la malaigue. Il existe des solutions.

Les solutions recommandées par un scientifique, Jean-Marc Desloups Paoli


Les solutions appliquées aujourd’hui, Denis Regler


Les solutions du futur, Denis Regler


Thau de croissance

L’étang de Thau attire du monde. Je me suis plongée dans les chiffres de l’Observatoire du Syndicat Mixte du Bassin de Thau. Entre 1982 et 2007, notre taux de croissance a été de 42%, soit près de 35 000 nouveaux habitants. Nous sommes donc environ 115 000 sur le territoire du SCOT.

Maintenant est-ce que cette croissance s’accélère comme tout le monde le dit ? Pour que ce soit le cas, les taux de croissance doivent augmenter d’un recensement à l’autre. C’est ce que j’ai vérifié :

  • +13% entre 1982 et 1990,
  • +10% entre 1990 et 1999,
  • +15% 1999 et 2007.

En nombre de nouveaux habitants à chaque recensement, ça donne :

  • +10 200 en 1990,
  • +8 900 en 1999,
  • +15 400 en 2007.

Ils vont où tout ces nouveaux ?

  • Une locomotive : Frontignan attire à elle seule 23% des nouveaux depuis 1982.
  • Deux challengers : Mèze et Sète attirent respectivement 13% et 11% des nouveaux depuis 1982.
  • Les autres villages attirent chacun moins de 8% des nouveaux depuis 1982.

Les cartes de l’Observatoire du SMBT zooment sur les différents recensements, ville par ville. A lire !

Pour télécharger les cartes : Observatoire du SMBT, rubrique population, territoire du SCOT.

Evolution de la population sur le territoire du SCOT de 1990 à 1999

Evolution de la population sur le territoire du SCOT de 1999 à 2007

Evolution de la population sur le territoire du SCOT
Evolution de la population sur le territoire du SCOT de 1982 à 1999

Les hippocampes de thau

Vendredi dernier, sur l’île de Thau, l’association Galapians rencontrait les élèves de CM1-CM2 de l’école Anatole France. Serge, leur instituteur, m’avait accepté dans la classe, en observateur. Les élèves avaient enquêté sur les hippocampes de l’étang et préparé des questions. Michel Cantou, plongeur scientifique de l’Université de Montpellier 2 et auteur d’un livre sur l’apnée, a répondu à leurs questions.

Les enfants m’ont impressionée par leur concentration. Ils ont même oublié la récré ! Leurs questions venaient d’enquêtes qu’ils avaient réalisées seuls ou en équipe dans les mas conchylicoles de la plagette, à la criée ou sur internet.

Grâce à eux, j’ai appris des tonnes de choses.

  1. Deux espèces d’hippocampes vivent dans l’étang : les hippocampes mouchetés au museau court et les hippocampes au museau long.
  2. L’hippocampe est doté d’atouts incomparables pour se protéger de prédateurs et, du coup, n’en a pas vraiment d’attitrés, à part l’homme. Pour se protéger, il prend la couleur du fond marin qu’il habite. Surtout constitué de plaques osseuses, il n’est pas très savoureux. Avec sa queue, il peut s’accrocher aux parois tubulaires des vers qui habitent dans le sable. Si les courants le plaquent au sol, on ne le voit pas car il prend la couleur du sable.
  3. Le male porte les œufs dans une poche ventrale.
  4. Il supporte bien les différences de teneur en sel dans l’eau, d’où sa présence dans l’étang dont la salinité varie rapidement en fonction du temps.

Au fur et à mesure des réponses du chercheur et d’Aura Penloup, directrice des Galapians, le tableau se couvrait de nouveaux mots pour moi : apogon, syngnathe, otolithes, homochromie, homotypie… C’était plus qu’un exercice de français : les enfants découvraient l’approche scientifique, les pièges de l’anthropomorphisme, les limites de nos connaissances actuelles tout en se sensibilisant à un environnement fragile.

Bravo !

Prochaines étapes : lors d’une initiation à la plongée début juin, avec Cathy Serval de l’association Odyssée Sète, les enfants découvriront le lieu de vie des hippocampes, puis ils partageront leurs découvertes avec d’autres classes autour de l’étang. J’ai maintenant envie d’en savoir plus et je contacterai Patrick Louisy, le directeur scientifique de l’association initiatrice du projet hippo-thau.