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Passion plongée


Quand les plongeurs partagent leur passion, ils nous aident à mieux voir l’étang. Ma dernière trouvaille : le site d’Isa (c’est pas moi ! Une autre Isa !) et ses photos de la faune de l’étang de Thau (prises par Alain Ponchon).

Sur le blog d’Arnaud Abadie, l’étang prend les couleurs d’une destination très exotique ! Vivement que je puisse y plonger mon masque et mon tuba avant les grosses chaleurs… là l’eau est encore trop froide à mon goût.

Promenade avec un hippocampe et une seiche

Je démarre l’apnée dans l’étang au pied de ma maison. Je découvre un nouveau monde. Pour l’instant, je n’ai croisé que quelques gobies et un spirographe. J’ai trouvé un petit mètre carré d’herbier au milieu de beaucoup d’ulves. Je rêve de me balader avec un hippocampe ou une seiche comme ce plongeur de Balaruc les Bains déniché sur dailymotion.



Les hippocampes de thau

Vendredi dernier, sur l’île de Thau, l’association Galapians rencontrait les élèves de CM1-CM2 de l’école Anatole France. Serge, leur instituteur, m’avait accepté dans la classe, en observateur. Les élèves avaient enquêté sur les hippocampes de l’étang et préparé des questions. Michel Cantou, plongeur scientifique de l’Université de Montpellier 2 et auteur d’un livre sur l’apnée, a répondu à leurs questions.

Les enfants m’ont impressionée par leur concentration. Ils ont même oublié la récré ! Leurs questions venaient d’enquêtes qu’ils avaient réalisées seuls ou en équipe dans les mas conchylicoles de la plagette, à la criée ou sur internet.

Grâce à eux, j’ai appris des tonnes de choses.

  1. Deux espèces d’hippocampes vivent dans l’étang : les hippocampes mouchetés au museau court et les hippocampes au museau long.
  2. L’hippocampe est doté d’atouts incomparables pour se protéger de prédateurs et, du coup, n’en a pas vraiment d’attitrés, à part l’homme. Pour se protéger, il prend la couleur du fond marin qu’il habite. Surtout constitué de plaques osseuses, il n’est pas très savoureux. Avec sa queue, il peut s’accrocher aux parois tubulaires des vers qui habitent dans le sable. Si les courants le plaquent au sol, on ne le voit pas car il prend la couleur du sable.
  3. Le male porte les œufs dans une poche ventrale.
  4. Il supporte bien les différences de teneur en sel dans l’eau, d’où sa présence dans l’étang dont la salinité varie rapidement en fonction du temps.

Au fur et à mesure des réponses du chercheur et d’Aura Penloup, directrice des Galapians, le tableau se couvrait de nouveaux mots pour moi : apogon, syngnathe, otolithes, homochromie, homotypie… C’était plus qu’un exercice de français : les enfants découvraient l’approche scientifique, les pièges de l’anthropomorphisme, les limites de nos connaissances actuelles tout en se sensibilisant à un environnement fragile.

Bravo !

Prochaines étapes : lors d’une initiation à la plongée début juin, avec Cathy Serval de l’association Odyssée Sète, les enfants découvriront le lieu de vie des hippocampes, puis ils partageront leurs découvertes avec d’autres classes autour de l’étang. J’ai maintenant envie d’en savoir plus et je contacterai Patrick Louisy, le directeur scientifique de l’association initiatrice du projet hippo-thau.