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Qu’est-ce que je fabrique ?

Huître en montgolfière, cours de cuisine des GalapiansJ’ai quitté la multinationale qui m’employait depuis quatorze ans en septembre dernier. Je n’ai pas pris le temps de continuer le blog depuis : je réfléchis à la création de ma première entreprise… et je m’accorde moins de temps pour apprécier d’habiter au bord de l’étang de Thau, rencontrer ses riverains.

Dés que j’ai du temps libre, je le passe à rire avec l’école du rire de Frontignan et à cuisiner avec l’association des Galapians dont j’ai rejoint le conseil d’administration. Je compte bien épater mes prochains visiteurs avec des huîtres en montgolfière.

1) Rire sur la plage : tous les premiers dimanche du mois à 10h00. Plus de détails sur le site du club de rire.

2) Cuisiner avec les Galapians :

  • Cuisine simple et pas chère, le vendredi 10 avril 2009 de 17h30 à 20h.
  • Autour des salades, dimanche 19 avril 2009 de 10h à 12h30.
  • Cuisine végétarienne, dimanche 03 mai 2009 de 10h à 12h30.
  • Téléchargez le programme des cours de cuisine des Galapians avril 2009 pour plus de détails.

Il me reste à trouver un peu de temps pour une occupation sportive. Je vous en parle dés que j’en ai trouvé une qui permette de découvrir l’étang sous toute ses coutures (aviron ? plongée ? voile ? ).

Que deviendra ce blog ? Je continuerai à y traiter de l’étang de Thau, de sa sauvegarde, des décisions politiques qui contribueront (ou non) à nous aider à le transmettre en bon état à la génération de nos petits-enfants. N’hésitez pas à déposer vos suggestions de rencontre dans un commentaire.

Les hippocampes de thau

Vendredi dernier, sur l’île de Thau, l’association Galapians rencontrait les élèves de CM1-CM2 de l’école Anatole France. Serge, leur instituteur, m’avait accepté dans la classe, en observateur. Les élèves avaient enquêté sur les hippocampes de l’étang et préparé des questions. Michel Cantou, plongeur scientifique de l’Université de Montpellier 2 et auteur d’un livre sur l’apnée, a répondu à leurs questions.

Les enfants m’ont impressionée par leur concentration. Ils ont même oublié la récré ! Leurs questions venaient d’enquêtes qu’ils avaient réalisées seuls ou en équipe dans les mas conchylicoles de la plagette, à la criée ou sur internet.

Grâce à eux, j’ai appris des tonnes de choses.

  1. Deux espèces d’hippocampes vivent dans l’étang : les hippocampes mouchetés au museau court et les hippocampes au museau long.
  2. L’hippocampe est doté d’atouts incomparables pour se protéger de prédateurs et, du coup, n’en a pas vraiment d’attitrés, à part l’homme. Pour se protéger, il prend la couleur du fond marin qu’il habite. Surtout constitué de plaques osseuses, il n’est pas très savoureux. Avec sa queue, il peut s’accrocher aux parois tubulaires des vers qui habitent dans le sable. Si les courants le plaquent au sol, on ne le voit pas car il prend la couleur du sable.
  3. Le male porte les œufs dans une poche ventrale.
  4. Il supporte bien les différences de teneur en sel dans l’eau, d’où sa présence dans l’étang dont la salinité varie rapidement en fonction du temps.

Au fur et à mesure des réponses du chercheur et d’Aura Penloup, directrice des Galapians, le tableau se couvrait de nouveaux mots pour moi : apogon, syngnathe, otolithes, homochromie, homotypie… C’était plus qu’un exercice de français : les enfants découvraient l’approche scientifique, les pièges de l’anthropomorphisme, les limites de nos connaissances actuelles tout en se sensibilisant à un environnement fragile.

Bravo !

Prochaines étapes : lors d’une initiation à la plongée début juin, avec Cathy Serval de l’association Odyssée Sète, les enfants découvriront le lieu de vie des hippocampes, puis ils partageront leurs découvertes avec d’autres classes autour de l’étang. J’ai maintenant envie d’en savoir plus et je contacterai Patrick Louisy, le directeur scientifique de l’association initiatrice du projet hippo-thau.