Le site de l’IFREMER propose une jolie carte interactive qui simule la propagation des apports en bactéries d’origine fécale dans l’étang de Thau, en cas de fortes pluies. Pour y accéder : cliquez sur la carte ci-dessous, puis utilisez le lecteur média incorporé pour l’animer.
La crise que viennent de traverser les ostréiculteurs de l’étang a été provoquée par une épidémie de gastro en décembre combinée à de fortes pluies qui ont lessivé les sols et fait déborder les bassins de lagunage. Les virus responsables de nos gastros se sont retrouvés dans l’étang. Le coquillage est un magnifique filtre, il mange de tout. Y compris les virus. Consommer un coquillage malade de la gastro vous donnait la gastro si vous ne l’aviez pas déjà. Donc, fermeture de l’étang, interdiction de consommer ses coquillages jusqu’à disparition du virus.
Cette carte m’inspire plus de questions que de réponses :
1. Faut-il complètement proscrire les rejets de matières fécales dans l’étang à l’embouchure de la Vène, au Sesquier, au Pallas, à la Pointe-Courte ? Ou bien est-ce que ces matières fécales font partie des aliments dont les coquillages ont besoin ? Si on supprime ces apports, sait-on si l’étang s’appauvrit considérablement ?
2. Si la volonté politique est de supprimer toute possibilité de contamination virale possible via les rejets de nos WC : quelles sont les solutions possibles ? Peut-on retraiter les eaux pluviales localement et les rejeter propres, sans virus, dans l’étang, pour maintenir le niveau d’apport en eau douce ?
3. Que se passe-t-il à la Pointe Courte ? Il n’y a la bas aucune station de lagunage… ce quartier n’est donc pas relié aux égouts de Sète ? A moins que les apports en matière fécale ne viennent pas de la Pointe Courte, mais d’une usine de la ZA d’à côté ?
4. Les rejets des lagunages semblent un faux problème : les concentrations en bactérie les plus fortes ne sont pas situées là où les lagunages se déversent dans l’étang en cas de forte pluie. Quel est le vrai problème alors ?
J’étais jeudi à la balance FiestaSète du concert de l’Ile de Thau. Je partage avec vous mes courtes rencontres avec Tato, guitariste de Kaloomé, et avec Catherine et Magali du groupe Bombes 2 Bal créé par Claude Sicre des Fabulous Trobadors.
J’espère que dans la foison des festivals de cet été vous trouverez le temps d’aller aux concerts toujours magiques du théâtre de la mer. Ça commence ce soir, maintenant que les Fiesta gratuites de Sète, Poussan, et Balaruc les Bains sont finies. Le programme complet est ici et le site de réservation de vos places est là.
Reste-t-il de la place à Sète pour construire ? C’est la question que se pose Le Gabian de Sète, un blogueur au parler franc. Il compare Sète en 1944 et en 2005. Cette analyse est tirée d’une présentation réalisée pour le Syndicat Mixte du Bassin de Thau. Vous y trouverez toutes les villes du pourtour de l’étang : Sète, Frontignan, Vic-la-Guardiole, Mireval, Gigean, Frontignan, Balaruc-le-vieux, Balaruc-les-bains, Bouzigues, Mèze, Marseillan, Loupian, Villeveyrac, Montbazin.
J’étais hier aux Surprise Marty‘s de juillet, réunion mensuelle d’entrepreneurs du bassin de Thau. La discussion a dévié sur l’évolution démographique mézoise. Je n’avais pas mon ordinateur avec moi, j’aurais aimé montrer les diapos de l’Observatoire du SMBT. On y voit la progression rapide des constructions entre 1944 et 2005 sur la commune de Mèze et le pourtour de l’étang.