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Du pétrole dans le port de Sète

De 2004 à 2008, pour éviter de boire du pétrole avec l’eau du robinet, les habitants de la ZAE de Balaruc les Bains allaient chercher de l’eau en bouteille à l’annexe de la mairie. Aujourd’hui, c’est fini : la dépollution du terrain de Raffinerie du midi, cause de tous les maux pour les riverains, se poursuit de manière tranquille, avec un protocole adapté à une zone habitée, sans nuisances.

Le pétrole est partout. Maintenant ce sont les poissons qui en boivent dans leur biberon et les Sétois qui s’en plaignent : le pétrole envahit leur port. Comment faire pour s’en débarrasser ? Pour l’instant, aucun politique ne bouge. Des Sétois se mobilisent et lancent une pétition.

Je viens de le faire, cela m’a pris 3 minutes.

Le PPRI du pays de Thau

Je n’ai pas fait de faute. Le PPRI n’a rien a voir avec le prix. Il s’agit du Plan de Prévention des Risques Inondation. C’est dans les PPRI que l’on trouve le classement des différentes zones urbaines en zones à risque en cas de tempête centenniale – la tempête de 1997 qui a marqué les esprits a duré deux jours : une houle de 7 m de hauteur a été enregistrée en mer. En 2004, des vents d’Est ont dépassé les 100 km/h en rafales (115 km/h à Sète en 2004 contre 133 km/h en 1997, à Sète).

Le risque inondation touche aujourd’hui près d’une commune française sur trois (dont 300 grandes agglomérations). On estime que, sur l’ensemble du réseau hydrographique (160 000 km de cours d’eau), environ 22 000 km² de surfaces sont reconnues comme particulièrement inondables (soit 4 % du territoire national).
Actuellement, deux millions d’individus résident dans ces secteurs sensibles, soit près de 10 % de la population nationale. Les inondations sont en France, le phénomène naturel le plus préjudiciable avec environ 80 % du coût des dommages imputables aux risques naturels, soit en moyenne 250 millions d’euros par an.
Une récente enquête menée en Languedoc-Roussillon chiffre à 600 000 le nombre de personnes vivant de manière permanente en zone inondable. (Extrait du projet de PPRi pour Gigean, Montbasin, Poussan et Villeveyrac. Toutes les autres citations de cet articles proviennent de ce document)

Pourqui c’est important ? Pour ceux qui autour de l’étang sont propriétaires de leur habitation et ceux qui envisagent de le devenir :

Une fois approuvé et publié, le PPR vaut servitude d’utilité publique. Dans les communes disposant d’un PLU, cette servitude doit y être annexée dans un délai de trois mois. Toutes les mesures réglementaires définies par le PPR doivent être respectées. Ces dernières s’imposent à toutes constructions, installations et activités existantes ou nouvelles.
Les biens et activités existants antérieurement à la publication de ce plan de prévention des risques naturels continuent de bénéficier du régime général de garantie prévu par la loi.
Pour les biens et activités créés postérieurement à sa publication, le respect des dispositions du PPR conditionne la possibilité, pour l’assuré, de bénéficier de la réparation des dommages matériels directement occasionnés par l’intensité anormale d’un agent naturel, sous réserve que soit constaté par arrêté interministériel l’état de catastrophe naturelle.

La première réunion d’information sur le PPRI de Sète a eu lieu mardi 22 février. Celle de Frontignan s’est déroulée le 24 février. Voici les prochaines :

  • Pour Marseillan, Pinet, Pomerols : ce soir mardi 14 mars, à Marseillan à 18h00, salle Paul Arnaud, avenue Victor Hugo.
  • Pour Mèze, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bouzigues, Loupian : mercredi 16 mars 2011 à Mèze à 18h30, foyer municipal, rue Sadi Carnot.
  • Pour Gigean, Montbazin, Poussan, Villeveyrac : vendredi 18 mars 2011 à Poussan à 18h00, foyer des Campagnes, Promenade du 8 Mai 1945
  • Pour Mireval et Vic-la-Guardiole : mardi 22 mars 2011 à Vic-la-Gardiole à 19h00, salle des fêtes de l’Hôtel de ville

Les enquêtes publiques se dérouleront du 04 avril au 06 mai 2011 : on devrait pouvoir consulter les projets de PPRi et s’exprimer sur les registres tenus en mairies.

Oh ! Cousins ! Des batobus pour se voir plus ?

Thau Agglo lance une étude pour la mise en place de navettes sur l’étang et sur les canaux.

Autant l’union des communautés de communes n’est toujours pas une évidence – qui se souvient de la pub de juin 2008, ci-dessous ? - autant cette idée de navette est une évidence qui me parle.

Pour moi c’est tout vu, c’est OUI, tout de suite, là, maintenant !

1. pour recommencer à aller manger des brochettes à Sète en été,
2. pour arriver à l’heure aux rendez-vous,
3. pour profiter encore plus de l’étang,
4. pour faire marner les lyonnais,
5. pour monter dessus avec mon vélo et profiter de la piste cyclable du Lido,
6. pour épater les copains parisiens quand ils débarquent du train à Sète,
7. pour aller plus rapidement refaire mon stock de Noilly Pratt ambré à Marseillan,
8. pour manger un plateau d’huitres à Bouzigues sans perdre de temps à trouver une place de parking,
9. parce que La Rochelle, Nantes, Lorient, Paris l’ont fait et que ça marche,
10. parce que tout le monde autour de l’étang n’attend que ça : se rencontrer plus facilement. On est cousins ou quoi ?

Je n’ai que deux petites requêtes : Pierre, s’il te plait,
1. des bâteaux électriques, comme à La Rochelle, pour ne pas faire peur aux dorades !
2. un partenariat avec la CCNBT, pour faire de ce projet de navettes un projet à l’échelle de l’étang, pas juste de sa moitié sud-est …