Category Archives: Bouzigues

Le PPRI du pays de Thau

Je n’ai pas fait de faute. Le PPRI n’a rien a voir avec le prix. Il s’agit du Plan de Prévention des Risques Inondation. C’est dans les PPRI que l’on trouve le classement des différentes zones urbaines en zones à risque en cas de tempête centenniale – la tempête de 1997 qui a marqué les esprits a duré deux jours : une houle de 7 m de hauteur a été enregistrée en mer. En 2004, des vents d’Est ont dépassé les 100 km/h en rafales (115 km/h à Sète en 2004 contre 133 km/h en 1997, à Sète).

Le risque inondation touche aujourd’hui près d’une commune française sur trois (dont 300 grandes agglomérations). On estime que, sur l’ensemble du réseau hydrographique (160 000 km de cours d’eau), environ 22 000 km² de surfaces sont reconnues comme particulièrement inondables (soit 4 % du territoire national).
Actuellement, deux millions d’individus résident dans ces secteurs sensibles, soit près de 10 % de la population nationale. Les inondations sont en France, le phénomène naturel le plus préjudiciable avec environ 80 % du coût des dommages imputables aux risques naturels, soit en moyenne 250 millions d’euros par an.
Une récente enquête menée en Languedoc-Roussillon chiffre à 600 000 le nombre de personnes vivant de manière permanente en zone inondable. (Extrait du projet de PPRi pour Gigean, Montbasin, Poussan et Villeveyrac. Toutes les autres citations de cet articles proviennent de ce document)

Pourqui c’est important ? Pour ceux qui autour de l’étang sont propriétaires de leur habitation et ceux qui envisagent de le devenir :

Une fois approuvé et publié, le PPR vaut servitude d’utilité publique. Dans les communes disposant d’un PLU, cette servitude doit y être annexée dans un délai de trois mois. Toutes les mesures réglementaires définies par le PPR doivent être respectées. Ces dernières s’imposent à toutes constructions, installations et activités existantes ou nouvelles.
Les biens et activités existants antérieurement à la publication de ce plan de prévention des risques naturels continuent de bénéficier du régime général de garantie prévu par la loi.
Pour les biens et activités créés postérieurement à sa publication, le respect des dispositions du PPR conditionne la possibilité, pour l’assuré, de bénéficier de la réparation des dommages matériels directement occasionnés par l’intensité anormale d’un agent naturel, sous réserve que soit constaté par arrêté interministériel l’état de catastrophe naturelle.

La première réunion d’information sur le PPRI de Sète a eu lieu mardi 22 février. Celle de Frontignan s’est déroulée le 24 février. Voici les prochaines :

  • Pour Marseillan, Pinet, Pomerols : ce soir mardi 14 mars, à Marseillan à 18h00, salle Paul Arnaud, avenue Victor Hugo.
  • Pour Mèze, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bouzigues, Loupian : mercredi 16 mars 2011 à Mèze à 18h30, foyer municipal, rue Sadi Carnot.
  • Pour Gigean, Montbazin, Poussan, Villeveyrac : vendredi 18 mars 2011 à Poussan à 18h00, foyer des Campagnes, Promenade du 8 Mai 1945
  • Pour Mireval et Vic-la-Guardiole : mardi 22 mars 2011 à Vic-la-Gardiole à 19h00, salle des fêtes de l’Hôtel de ville

Les enquêtes publiques se dérouleront du 04 avril au 06 mai 2011 : on devrait pouvoir consulter les projets de PPRi et s’exprimer sur les registres tenus en mairies.

Oh ! Cousins ! Des batobus pour se voir plus ?

Thau Agglo lance une étude pour la mise en place de navettes sur l’étang et sur les canaux.

Autant l’union des communautés de communes n’est toujours pas une évidence – qui se souvient de la pub de juin 2008, ci-dessous ? - autant cette idée de navette est une évidence qui me parle.

Pour moi c’est tout vu, c’est OUI, tout de suite, là, maintenant !

1. pour recommencer à aller manger des brochettes à Sète en été,
2. pour arriver à l’heure aux rendez-vous,
3. pour profiter encore plus de l’étang,
4. pour faire marner les lyonnais,
5. pour monter dessus avec mon vélo et profiter de la piste cyclable du Lido,
6. pour épater les copains parisiens quand ils débarquent du train à Sète,
7. pour aller plus rapidement refaire mon stock de Noilly Pratt ambré à Marseillan,
8. pour manger un plateau d’huitres à Bouzigues sans perdre de temps à trouver une place de parking,
9. parce que La Rochelle, Nantes, Lorient, Paris l’ont fait et que ça marche,
10. parce que tout le monde autour de l’étang n’attend que ça : se rencontrer plus facilement. On est cousins ou quoi ?

Je n’ai que deux petites requêtes : Pierre, s’il te plait,
1. des bâteaux électriques, comme à La Rochelle, pour ne pas faire peur aux dorades !
2. un partenariat avec la CCNBT, pour faire de ce projet de navettes un projet à l’échelle de l’étang, pas juste de sa moitié sud-est …

Une jolie carte pour un sale problème

Le site de l’IFREMER propose une jolie carte interactive qui simule la propagation des apports en bactéries d’origine fécale dans l’étang de Thau, en cas de fortes pluies. Pour y accéder : cliquez sur la carte ci-dessous, puis utilisez le lecteur média incorporé pour l’animer.

La crise que viennent de traverser les ostréiculteurs de l’étang a été provoquée par une épidémie de gastro en décembre combinée à de fortes pluies qui ont lessivé les sols et fait déborder les bassins de lagunage. Les virus responsables de nos gastros se sont retrouvés dans l’étang. Le coquillage est un magnifique filtre, il mange de tout. Y compris les virus. Consommer un coquillage malade de la gastro vous donnait la gastro si vous ne l’aviez pas déjà. Donc, fermeture de l’étang, interdiction de consommer ses coquillages jusqu’à disparition du virus.

Cette carte m’inspire plus de questions que de réponses :
1. Faut-il complètement proscrire les rejets de matières fécales dans l’étang à l’embouchure de la Vène, au Sesquier, au Pallas, à la Pointe-Courte ? Ou bien est-ce que ces matières fécales font partie des aliments dont les coquillages ont besoin ? Si on supprime ces apports, sait-on si l’étang s’appauvrit considérablement ?
2. Si la volonté politique est de supprimer toute possibilité de contamination virale possible via les rejets de nos WC : quelles sont les solutions possibles ? Peut-on retraiter les eaux pluviales localement et les rejeter propres, sans virus, dans l’étang, pour maintenir le niveau d’apport en eau douce ?
3. Que se passe-t-il à la Pointe Courte ? Il n’y a la bas aucune station de lagunage… ce quartier n’est donc pas relié aux égouts de Sète ? A moins que les apports en matière fécale ne viennent pas de la Pointe Courte, mais d’une usine de la ZA d’à côté ?
4. Les rejets des lagunages semblent un faux problème : les concentrations en bactérie les plus fortes ne sont pas situées là où les lagunages se déversent dans l’étang en cas de forte pluie. Quel est le vrai problème alors ?

Nouvelle piste cyclable Balaruc – Mèze

Elle est belle, elle est longue, elle est parfaite pour se déculpabiliser de l’envie soudaine d’aller prendre un café chez les copains Mézois !
Un seul reproche : elle est tellement plate qu’elle attire plus les piétons que les cyclistes… Piétons, cyclistes : il va falloir apprendre à partager cette magnifique balade autour de l’étang !
Et un constat : le succès de la piste cyclable fait le malheur des oiseaux qui nichaient dans la crique de l’Angle avant, lorsqu’il n’y avait qu’une voie ferrée désaffectée. Les promeneurs sont ravis, mais les oiseaux sont partis. Où ?


Qu’est-ce que je fabrique ?

Huître en montgolfière, cours de cuisine des GalapiansJ’ai quitté la multinationale qui m’employait depuis quatorze ans en septembre dernier. Je n’ai pas pris le temps de continuer le blog depuis : je réfléchis à la création de ma première entreprise… et je m’accorde moins de temps pour apprécier d’habiter au bord de l’étang de Thau, rencontrer ses riverains.

Dés que j’ai du temps libre, je le passe à rire avec l’école du rire de Frontignan et à cuisiner avec l’association des Galapians dont j’ai rejoint le conseil d’administration. Je compte bien épater mes prochains visiteurs avec des huîtres en montgolfière.

1) Rire sur la plage : tous les premiers dimanche du mois à 10h00. Plus de détails sur le site du club de rire.

2) Cuisiner avec les Galapians :

  • Cuisine simple et pas chère, le vendredi 10 avril 2009 de 17h30 à 20h.
  • Autour des salades, dimanche 19 avril 2009 de 10h à 12h30.
  • Cuisine végétarienne, dimanche 03 mai 2009 de 10h à 12h30.
  • Téléchargez le programme des cours de cuisine des Galapians avril 2009 pour plus de détails.

Il me reste à trouver un peu de temps pour une occupation sportive. Je vous en parle dés que j’en ai trouvé une qui permette de découvrir l’étang sous toute ses coutures (aviron ? plongée ? voile ? ).

Que deviendra ce blog ? Je continuerai à y traiter de l’étang de Thau, de sa sauvegarde, des décisions politiques qui contribueront (ou non) à nous aider à le transmettre en bon état à la génération de nos petits-enfants. N’hésitez pas à déposer vos suggestions de rencontre dans un commentaire.