Un éléphant accouche souvent d’une souris

J’ai vu hier la nouvelle plaquette pour sensibiliser les plaisanciers de l’étang. Pas mal, peut mieux faire, mais quel résultat insignifiant par rapport aux forces mobilisées : toutes les communes de l’étang via le SMBT, les associations de plaisanciers, les conchyliculteurs, les pêcheurs, le Conseil Général.

Ce n’est pas avec des plaquettes qu’on fait changer les mentalités.

Au cours mes longues années dans le marketing, j’ai appris qu’il faut toujours commencer par frapper les esprits. Il faut des call to action. Qu’attendons-nous de vous plaisanciers ? Si vous êtes réglo super, la plaquette est pour vous qui êtes déjà convaincus. Vous savez maintenant où vider votre cuve à eaux grises ou noires. Si vous êtes un peu cracra, vous pouvez continuez à l’être… C’est là que ça ne va pas. Où est le call to action pour vous les cracra ?

Pour que les choses changent, il faut trouver un moyen de vous faire bouger. J’en vois un pas très fin : les amendes. Tous les bateaux qui ont des sanitaires qui se rejettent dans l’étang pourraient être interdits, tout au moins ils ne pourraient être habités comme de nombreux le sont à Port Suttel à Balaruc ou dans les canaux de Sète.

Maintenant, pour en revenir à la plaquette, il ne sert à rien de lancer une opération de communication si on est incapable de mesurer son effet. Il faut mesurer la situation avant l’opération, combien de plaisanciers polluent, puis mesurer la situation après, combien de plaisanciers polluent encore. Personne n’a évoqué cette mesure lors de la conférence.

J’en déduis qu’on cherche à se faire plaisir, ou à rassurer les conchyliculteurs, plus qu’à obtenir des résultats.

18 thoughts on “Un éléphant accouche souvent d’une souris

  1. rosell francis

    Je viens de lire l’article de l’éléphant. Oui les mentalités ne change pas. Mais, qui sont les vrais pollueurs.
    Je me souviens d’une réunion en préfecture avec les acteurs du Bassin de Thau.
    J’étais membre du bureau de l’ASBB VOILE pour représenter les plaisanciers /voile
    Nous étions mal à laisse nous les navigateurs pollueurs, avec notre antifoulig, tueur de coquillage.
    Mais en conclusion des débats il me sembler connaître l’histoire de Lafontaine et des animaux malade de la preste
    Oui les pollueurs du moment étaient : le port de Sète-les péniches de tourismes qui traversent le bassin, les moteurs hors-bords (300cv qui travaillent dans les parcs) et nous pauvres voileux, nous étions responsable de 1.3 %.
    J’ai perdu le contact, mais riens n’à changer dans le bon sans.la zone ostréicole, à augmenté.et les estivants ont été chassé des sèches. »Au nom de zone de reproduction.
    Donc la quasi-totalité des eaux est réservé aux professionnels de la pêche je ne pense pas qu’une poignée de voiliers qui navigue un dimanche sur deux, soient les coupable des malheur de notre bassin. la qualité de l’eau est le problème de tous, « il serai trop facile de Crier Arro sur le bodet »

  2. cricri

    d’abord informer puis sanctionner, c’est une bonne démarche. Mais si effectivement les pollueurs sont aussi des professionnels soumis ces dernières années à des “crises” qui se succèdent on fait comment ? le courage politique serait d’avoir à minima un discours clair et cohérent vis à vis de ces professionnels.
    @ Isabelle : d’accord avec vous : on en revient toujours au même problème : le professionnel de la pub doit pouvoir “offrir” à son client un résultat suite à son opération de comm. Si on est incapable de faire cela : la plaquette, les frais engagés, les arbres qui ont servi pour le papier : tout ça ne sert à rien ou à pas grand chose.

  3. Isabelle Crouzet

    Francis : d’accord avec vous. Le problème de la qualité des eaux de l’étang est complexe, les sources de pollution sont multiples. En “s’attaquant” à la plaisance, finalement on se penche sur le problème le plus simple, et surtout, on continue à se pointer du doigt les uns les autres. “C’est pas moi qui pollue, c’est les autres !”

  4. Isabelle Crouzet

    Cricri : le positif de cet effort de comm, c’est qu’il a mis autour d’une même table des acteurs qui ont tout intérêt à travailler ensemble. C’était positif pour moi de les voir (plaisanciers, ostréiculteurs, pêcheurs, Conseil Général et communes) satisfaits d’avoir produit un effort commun, et prêts à continuer cet effort. Le prochain s’attaquera-t-il aux producteurs pollueurs… Même hors temps de crise, c’est peu sûr : là aussi, sait-on mesurer réellement leur impact sur la qualité de l’étang ? Jusqu’à présent, le discours officiel que j’entends prête aux conchyliculteurs un rôle 100% défenseur de la qualité de l’eau. Je me trompe ?

  5. Pingback: Tour d’Horizon : 7a7

  6. ThauOuTard

    Concernant les mesures du niveau de pollution, elles doivent se pratiquer quasiment en permanence pour que la vente des huitres soit autorisée non?

  7. Isabelle Crouzet

    Oui, et elles sont bonnes ces mesures, sinon je ne mangerais pas d’huîtres ! Je parle ici de de mesurer l’impact spécifique aux plaisanciers, et là, c’est le désert… Peut-être devrait-on simplement publier le nombre d’usagers des nouvelles stations de vidange eaux grises, eaux noires. En espérant que ces usagers soient en croissance, ce qui pourrait signifier soit une augmentation du trafic plaisancier sur l’étang soit un report d’usages “cracra” à des usages responsables et écocitoyens.

  8. cricri

    @ Isabelle : pour connaître quelques professionnels, jeunes et avec une mentalité “moderne” : oui, ils font des efforts et savent prendre soin de leur “outil de travail”.

  9. mr sped

    La navigation de plaisance sur l’etang est surtout composée de petites embarcations qui circulent principalement les après-midi , la pollution est vraiment très faible , donc il faut cesser de tirer sur la plaisance ! Généralement les opérations de nettoyage mettent à jour des restes de filets, des bottes en caoutchouc et du polystyrène….. très peu utilisé par le marin du dimanche.

  10. cricri

    @mr sped : la mentalité pourrie du “tous sauf moi” concerne aussi bien les plaisanciers que les pros. Particulièrement une “ancienne” génération qui a pris de mauvaises habitudes… Mais si on doit faire du représsif, je suis pas certain que les pros soient ceux qui gueulent le moins.

  11. rosell francis

    C’est dommage,
    Nous avons le plus beau bassin d’eau salé de France. Tous les chiens aboient, mais personne ne fait rien.
    Une seule chose compte le profit. Les professionnels du bassin crient fort. Mais que font-ils pour préserver les eaux et leurs futurs.
    Pas d’aérateur d’eau (étang de Vic). Les rivages nord de l’étang ne sont pas des plus reluisants malgré les nouvelles installations .Si rien ne se fait, l’ ostréiculture n’existera plus, au grand bonheur des espagnols et des hollandais.
    Adieux notre bon coquillage. Bonjour le chômage.que feront nos enfants « certainement les boys des touristes nordique ».

  12. mr sped

    je ne suis pas sur qu”elle existe vraiment la mentalité “moderne ” chez les nouveaux professionnels………………

  13. rosell francis

    Nous somme bien d’accord sur ce point, les grand perdants seront les autochtones du bassin et ses générations future.Alors il faut ce bougé .y compris les champions de l’écologie politicienne.

  14. cricri

    @ Isabelle : justement.. j’y avais pensé et j’ai contacté par mail ces personnes en demandant leur avis. Pour le moins j’attends quelques réponses à des questions posées.. Dès que j’ai le retour j’en fait part,.

  15. mr sped

    faux Isabelle , du cote de Leucate il n’y a pratiquement plus de professionnels de la peche et le tourisme et la plaisance sont devenus les principales ressources de revenus et tout le monde en tire profit ( je suis bien placé pour vous le dire…)

  16. Isabelle Crouzet

    J’aime les regards qui viennent d’ailleurs, pourquoi pas de Leucate : est-ce une réussite environnementale ? économique ? culturelle ? Que peut-on en apprendre ? Une rapide recherche sur le web ne m’a pas donné de grain à moudre…

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