Zoom sur la croissance démographique

L’analyse de notre croissance démographique que j’ai publiée ce weekend est incomplète. Je n’ai regardé que les volumes de nouveaux arrivants. En regardant les taux de croissance par ville, un phénomène nouveau émerge : le report des populations vers le nord du bassin de Thau depuis 1982.

Sète a perdu de la population entre 1990 et 1999. Le centre urbain Sète-Frontignan-Balaruc a insuffisamment contribué à l’accueil de population sur les 15 dernières années. Y a-t-il eu absence de politique urbaine ?

C’est le diagnostic qui a été effectué lors des rencontres du SCOT : en l’absence de politique urbaine dans le triangle Sète-Balaruc-Frontignan, le nord du bassin (notamment Gigean, Mèze, Poussan) a accueilli la plus forte croissance démographique. On y constate des taux de croissance parfois supérieurs à 5% par an.

Malheureusement, l’urbanisation a donc porté sur des communes qui rejettaient leurs eaux traitées par lagunage dans l’étang. La lagune a donc été plus maltraitée que si l’on avait anticipé la croissance démographique en organisant un centre urbain entre Balaruc, Sète et Frontignan.

En plus, cette dynamique a surmultiplié les déplacements puisque tous ces résidents des communes du Nord dépendent de centres d’emploi qui sont essentiellement situés entre Sète et Frontignan, ou à Montpellier qu’ils ne peuvent pas rejoindre par train.

Les chiffres bruts peuvent faire dire que Frontignan a été moteur de croissance, mais les taux sont significatifs : c’est Gigean et Poussan et plus généralement les communes périphériques qui sont moteurs de cette croissance et « explosent », déstructurant notre territoire.

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