Monthly Archives: October 2007

L’Association Pour le Bassin de Thau

de gauche à droite : Louis Higounet, Elie Pelegrin (président APBT), Agnès Rousseau (trésorière APBT), Serge Tesseydre (secrétaire APBT)

La semaine dernière, Elie Pelegrin m’a invité comme membre d’honneur à l’assemblée générale de l’Association pour le Bassin de Thau (APBT). Cette association d’associations s’est initialement constituée autour des Galapians, de l’ARDAM et de l’ADENA. Soutenue par les élus, elle est maintenant ouverte à d’autres associations et collectivités locales.

L’APBT a les atouts pour jouer un rôle important dans la sauvegarde de l’étang. Louis Higounet, maire de Bouzigues, a ouvert la discussion avant de laisser la parole à Monique Petard, conseillère générale à Montpellier. Elle soutient l’APBT dans sa demande de création d’un CPIE (Centre Permanent d’Initiatives à l’Environnement).

L’APBT a aussi réussi le coup de force de rassembler les professionels de l’étang et d’autres associations sensibles aux problématiques environnementales. Lors de l’AG, j’ai noté l’adhésion de :

  1. Philippe Ortin, président de la Section Régionale Conchylicole Méditerranée,
  2. Denis Moreno, Prud’homme major des étangs de Thau et d’Ingril et Président du Comité local des Pêches de l’Hérault,
  3. Philippe de Montredon, des Agents Littoral Méditerranéen.

D’autres associations et collectivités vont rejoindre l’APBT. L’APBT travaillera en concertation avec les collectivités locales sur les missions typiques d’un CPIE.

  1. Développement durable des territoires.
  2. Collecte et diffusion de la connaissance des territoires.
  3. Gestion de l’espace rural.
  4. Développement urbain.
  5. Sensibilisation, éducation et formation des citoyens.

Partie 1 : Louis Higounet, 5 minutes – soutien du maire de Bouzigues


Partie 2 : Elie Pelegrin, 20 minutes – projet d’adhésion au réseau CPIE


 

Partie 3 : Aura Penloup, 15 minutes – bilan 2007 et perspectives 2008


Partie 4 : Questions/Réponses (10 minutes) – qui peut adhérer à l’APBT ?


Visionnez les slides de l’assemblée générale :

La DDE retravaille le zonage de Balaruc

L’endroit où j’habite est désormais inondable d’après un arrêt préfectoral. Voici la réponse d’Hervé Boulle, directeur général des services de la mairie de Balaruc les Bains, reçue par email le 24/10 :

J’ai appris ce matin que la DDE avait retravaillé son zonage, sans plus de précisions. Nous allons prochainement rencontrer la personne en charge, et nous y verrons enfin plus clair, car à ce jour aucune cartographie estampillée DDE n’est disponible, si ce n’est de vagues tracés altimétriques sur grande échelle. Mais il est vrai, que leur règle de base, si elle était appliquée telle quelle aboutirait à des incohérences manifestes.

Nouveauté : Balaruc serait inondable

Je suis très surprise d’apprendre que j’habite une zone décrétée inondable depuis janvier 2006 (voir décret préfectoral). La zone artisanale de Balaruc les Bains n’a pourtant jamais connu d’inondations à l’inverse du centre du village qui s’inonde à chaque grosse pluie et qui lui n’est pas classé inondable !

Arrêté Préfectoral page 3 - carte de Balaruc les bains, zone inondable en jaune

La zone artisanale est située entre 1,50m et 2,50m au-dessus du niveau moyen de l’étang. Comme les eaux de pluie qui arrivent sur la zone se déversent directement dans l’étang, il faut donc que le niveau moyen de l’étang monte de 1,50m et que la Méditerranée monte d’autant avant que la zone ne commence à s’inonder.

Cet évènement, qui n’est pas impossible, serait une catastrophe naturelle de première ampleur. La zone serait inondée mais aussi une partie de Balaruc les Bains. Le quartier bas, Cacaussel, l’école, le port, les plages… sont situés plus bas que la zone. Bien d’autres communes auraient du souci à se faire : Sète, Frontignan, Mèze… Marseillan plage serait submergé… sans parler de centaines d’autres villes du littoral méditerranéen. Toutes ces villes sont-elles déclarées en zone inondable ? Je ne le crois pas. Pourquoi alors deux poids, deux mesures ? Dans quel but ?

De mémoire de Balarucois, l’eau aurait une fois atteint la poste durant les années 1980. À cette époque, la zone artisanale n’a pas été inondée. Il nous reste maintenant à découvrir pourquoi la zone a été déclarée inondable. Je vais poser la question au responsable technique de la mairie,  Hervé Boulle, et au maire, Didier Sauvaire.

Cette décision préfectorale est totalement incohérente avec le rapport BRGM d’avril 2005. Il stipule que sur la majorité de la zone les canalisations d’eau potable ne peuvent jamais se situer sous le niveau de l’étang. Ce rapport a été brandi par les experts, les Raffineries du Midi et la DRIRE comme un argument de poids contre la possibilité d’une pollution de l’eau dans la zone. La zone est donc inondable alors que même les canalisations enfouies à plus d’un mètre ne seraient pas en contact avec l’étang. Il faudra aussi qu’on m’explique cette seconde incohérence.

Si la zone est inondable comment la mairie a-t-elle pu avoir le droit d’y construire la nouvelle salle polyvalente ! Est-il sage que le centre de loisir soit situé au point le plus bas de cette zone ? Oui, je crois que c’est logique car la zone n’est tout simplement pas inondable à moins d’un tsunami.

SCORI et la qualité de l’air

SCORI est une entreprise classée SEVESO. Elle incinère des déchets dangereux (boues de peinture, huiles usagées, hydrocarbures). Depuis qu’Alain a posté son commentaire, j’ai parlé au directeur de l’usine, Pierre Abellaneda. En attendant que je le recontre et vous présente son activité, vous pouvez consulter les résultats des études 2005 et 2006 sur la qualité de l’air autour de SCORI réalisées par l’Association Air Languedoc Roussillon. Les tests ont été fait dans le centre de Balaruc les Bains, à la Peyrade et le long de la route de Sète.

Localisation des capteurs pour les tests de qualité de l’air en 2005

Extraits de l’étude

  1. En 2005, dans les zones urbaines les plus proches de SCORI (Balaruc les Bains, la Peyrade) les concentrations en Benzène sont très faibles et indépendantes de l’activité de SCORI.
  2. En 2005, la valeur limite pour la protection humaine (10 μg/m3) est respectée sur tous les sites de mesure.
  3. En 2005, les émissions de Composants Organiques Volatiles (COV, dont le Benzène) relatives à l’activité de SCORI ne représentent que 0,1% des émissions de toute la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau (CABT).
  4. Après une chute spectaculaire des teneurs en benzène entre le printemps et l’été 2005, les concentrations ont
    légèrement augmenté au cours des 3 saisons suivantes sur l’ensemble des sites de mesure, tout en demeurant
    très inférieures aux niveaux mesurés au printemps 2005.

Un projet pour Balaruc

Thierry Crouzet, mon mari est écrivain et blogueur. Dans ses deux derniers livres, il a montré comment l’axe gauche-droite ne correspondait plus aux enjeux contemporains. Pour lui, tous les problèmes doivent se résoudre au niveau local. Les solutions locales doivent alors se consolider et progressivement devenir globales. L’action politique n’a donc de sens qu’à l’échelle individuelle.

Les prochaines élections municipales sont à ses yeux les seules élections encore porteuses de sens. En préliminaire de cet évènement, il vient de publier sur son blog sa vision pour Balaruc et, d’une certaine façon, pour toutes les communes autour de l’étang.

Je ne suis pas toujours d’accord avec lui, mais cette fois je trouve qu’il donne corps à des choses que je perçois sans toujours parvenir à les formuler. Mon blog s’inscrit dans la démarche qu’il décrit. Il s’adresse à tous ceux qui aspirent à vivre dans un environnement durable.

Surtout ne croyez pas que Thierry est rétrograde. Au contraire, c’est un spécialiste des nouvelles technologies. Il est à fond pour le progrès mais pas à n’importe quel prix, pas n’importe comment.