Monthly Archives: May 2007

Balaruc Maimona

Régis Ayats et Jean-Marie Pesce ont présenté lundi leur livre sur Balaruc les Bains. Leur présentation, tout comme le livre, parcourt l’histoire de de la ville depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Je découvre que nous vivons sur une mine d’or archéologique, et que de nombreux sites sont encore accessibles mais inexploités (comme l’aqueduc, qui aurait servi de modèle au pont du Gard !). Je découvre aussi une expression locale : « arquebuser dans les vignes ». Mais j’aurais du mal à l’employer, il n’y a plus de vignes à Balaruc.

Partie 1 : antiquité, 20 minutes


Partie 2 : moyen âge, 10 minutes


Partie 3 : ancien régime, 5 minutes


Partie 4 : industrialisation et tourisme


Partie 5 : questions et réponses


Partie 6 : conclusion


De retour

J’ai accouché le 3 mai d’un petit Émile. Tout va bien, nous sommes de retour à la maison. Me revoilà en ligne. Je prends juste le temps de souffler et je continue mes rendez-vous avec des riverains de l’étang.

Je vais bien, mon bébé aussi

Je voudrais dissiper un malentendu. Dimanche 29 avril 2007, La Marseillaise a reproduit le témoignage d’une certaine Isabelle, enceinte de 8 mois vivant près de la zone de Balaruc les Bains polluée aux hydrocarbures.

J’ai failli perdre mon bébé, début mars. Ça a commencé par des maux de tête, des insomnies et une nuit j’ai eu des contractions, très longues et très violentes. J’ai dû appeler le médecin. Après quelques semaines d’accalmie, les odeurs nocturnes ont repris. Je ne sais plus quoi faire, je pense à déménager. Je refuse que mon bébé respire cet air toxique.

J’ai bien été interviewée par Emmanuelle Stange. Mais je ne me reconnais pas dans les propos retranscrits. Je voudrais rappeler maintenant les faits :

  1. En février, les travaux d’installation des nouvelles canalisations des eaux usées entre Balaruc et Sète ont rencontré la nappe de pétrole.
  2. Le 26 février la nappe s’est en partie déversée dans l’étang de Thau et la nuit les odeurs d’hydrocarbure ont été très fortes.
  3. Le 28 février, je suis allée prendre des photos sur place.
  4. Le lendemain, j’y suis retournée lors de la pose du barrage par les pompiers. J’ai alors ressenti des vertiges et des maux de tête, peut-être dus à l’inhalation des hydrocarbures. J’ai fait cette hypothèse car je n’ai jamais eu de troubles semblables durant ma grossesse.
  5. Au cours de la nuit du vendredi 2 mars au samedi 3 mars, j’ai eu des contractions très douloureuses, les premières de la grossesse. Je n’avais rien ressenti de tel lors de ma première grossesse et j’ai alors appelé le médecin de garde. Il m’a examinée sans rien trouver d’anormal.
  6. Depuis, j’évite de retourner sur les lieux de la pollution lorsque les odeurs d’hydrocarbure sont très fortes, ce qui ne m’empêche pas de les ressentir parfois à la maison (assez éloignée toutefois).
  7. Je n’ai plus eu de contractions douloureuses.
  8. J’ai raconté cette mésaventure à la journaliste de La Marseillaise mais je ne lui ai pas dit avoir manqué perdre mon bébé.
  9. Après ces évènements de mars, j’ai d’ailleurs consulté mon gynécologue qui m’a rassuré, mon bébé va très bien et l’accouchement est toujours prévu pour le 25 mai.
  10. Je sais que, quand je parle de cette histoire, mon anxiété transparait. Mettez-vous à ma place, ce n’est pas facile d’attendre un enfant près d’une source de produits cancérigènes.
  11. Si après mon accouchement, les émanations d’hydrocarbures arrivent jusqu’à la maison, nous irons habiter quelque temps ailleurs.

Mais je le répète, en aucun cas, je n’ai manqué perdre mon bébé. Je ne voudrais pas que mon témoignage soit déformé car il discrédite le travail objectif et factuel entrepris par l’association Vigilance Dépollution.