Qui est touché par la pollution ?

À Balaruc les Bains, pour moi, la pollution de l’eau par les hydrocarbures ne se limite pas à la zone artisanale et au quartier des Mouettes. Les experts trancheront mais, en attendant, regardons la carte ci-dessous (zoom ici).

Réseau d'eau le long du terrain pollué

En vert, j’ai repéré la canalisation qui part de la source Cauvy et remonte vers Frontignan. Elle longe le terrain des anciennes raffineries et passe dans la zone du rond point de la gare qui est imbibée d’hydrocarbures. Cette canalisation rejoint un réservoir du Syndicat d’Adduction d’Eau Potable (SAEP) qui alimente tout Balaruc les Bains, Balaruc le Vieux et Frontignan. L’eau est vraissemblablement traitée mais est-ce suffisant ?

En rouge, j’ai repéré les canalisations qui desservent la zone artisanale, le quartier des Mouettes mais aussi, en toute évidence, d’autres zones de Balaruc. Le clapet anti-retour qui empêche la pollution de la zone artisanale d’affecter l’ensemble du réseau ne sert à rien car il est situé en aval de la pollution principale, à l’entrée de la zone artisanale.

One thought on “Qui est touché par la pollution ?

  1. Association Vigilance Dépollution

    Des campagnes d’analyses rigoureuses, après activité sur le terrain, pour vérifier les mécanismes et points d’entrée n’ont jamais été effectuées ; nous ne savons donc pas quels foyers à Balaruc reçoivent de l’eau polluée, avec quelle fréquence, à quelle concentration, sous quelles conditions.
    Le traitement de l’eau par le brome, le chlore, l’ozone, ou une combinaison des trois, oxyde la matière organique, dont les hydrocarbures (HC), jusqu’à des concentrations limites. Des produits bromés, chlorés…, se présentent alors dans l’eau traitée, et doivent rester (en France), à des concentrations inférieures à certains niveaux. Cependant, si les concentrations d’HC sont trop importantes, les hydrocarbures saturent et dépassent la capacité des produits de traitement. Nous avons été dans ce cas au moins cinq fois lors des analyses sporadiques de Veolia (en Juillet 2006 jusqu’à 55 fois la norme). Le mélange d’HC et de dérivés halogénés qui resulte des traitements présente des odeurs acres, plus au moins proches du “chlore” ou de “l’essence chlorée”. Aux US, ils sont tous considèrés cancérigènes, et l’eau les contenant, non potable.
    Le clapet de non retour a été placé après avoir supposé, en Septembre 2004, que seule la zone artisanale était affectée, et que l’entrée de polluants se produisait à travers les canalisations en PVC de ce côté de Balaruc. Il ne sert à rien, effectivement. Comme nous l’avions déjà observé à l’époque, l’hypothèse d’entrée des polluants à partir de la nappe et du terrain (désormais contaminés bien au delà des limites du terrain, et ce à cause du chantier de dépollution de 2004 mal conçu et mal réalisé), était très probable. Des riverains loin du terrain, à Pech Meja, aux terrasses de Thau, aux HLM…s’étaient plaint d’odeurs de HC et/ou de souffre à notre association en Septembre-Octobre-Novembre 2004.
    Les tranchées sur la Route de Sète nous donnent raison. D’autres tranchées pourraient nous aider à comprendre, mais elles ne seront probablement jamais réalisées et l’association n’a pas les moyens de prendre en charge une telle recherche.

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