Balarucois en danger

Dans ce document d’une page (reproduit ci-dessous), l’association balarucoise Vigilance Dépollution fait le point sur la pollution de l’eau et de l’air à Balaruc les Bains, et annonce sa prochaine Assemblée Générale le 28 mars.

Balarucois en danger

  1. Nous buvons de l’eau polluée car nos canalisations passent par le quartier de l’ancienne gare, imprégné en sous sol par des hydrocarbures présents sur les terrains de Total.
  2. Ces hydrocarbures sont du même type que ceux de l’Erika.
  3. Une fois mélangés à l’eau, en phase liquide ou gazeuse, ces hydrocarbures peuvent provoquer des cancers, dermatoses, eczémas, problèmes respiratoires… Ces maladies peuvent se déclencher longtemps après l’exposition.
  4. Depuis août 2004, de nombreux Balarucois ont senti ces hydrocarbures dans l’eau du robinet, ce que des tests ont confirmés.
  5. La DRIRE, la DDASS et Véolia nient auourd’hui l’existence de cette pollution.
  6. Pourtant, comme l’a annoncé le maire fin 2006, Véolia se prépare à remplacer les canalisations de la zone artisanale (ce qui est en contradiction avec le point 5).
  7. Depuis août 2004, l’Association Vigilance Dépollution ne cesse d’alerter les citoyens, la municipalité, la DRIRE et la DDASS de ce problème de santé publique.
  8. Ces derniers jours, la pollution s’est étendue à l’étang de Thau (voir le 19/20 de France 3 le 28/02 sur France3). En plus d’être sanitaire, le problème est maintenant environnemental.

Nous demandons

  1. La transparence, c’est-à-dire l’accès à toutes les informations détenues par la mairie. Ceci est notre droit (Code de l’environnement L. 124-1, L. 124-2, L. 124-3) maintenant que le problème est devenu environnemental de façon irréfutable.
  2. La dépollution des terrains de Total (pour protéger les canalisations et l’étang). Ceci est maintenant une obligation légale (Code de l’environnement, article L. 110-1).
  3. Le remplacement des canalisations car cette dépollution ne pourra jamais être totale. Les canalisations doivent être remplacées partout où elles sont en contact avec les polluants. Elles doivent résister aux hydrocarbures gazeux et liquides.
  4. La participation à toutes les réunions de travail car nous devons nous protéger en vérifiant que les futurs travaux ne seront pas pire que le mal (comme en août 2004 quand la première tentative de dépollution provoqua la contamination).
  5. Le bâchage de tous les containers d’hydrocarbures aujourd’hui présents sur le terrain pollué – ils dégazent à l’air libre des hydrocarbures cancérigènes.

Association Vigilance Dépollution

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