Travailleur en danger

Travailleur en danger

Cet homme est en danger. Il est en train de creuser une tranchée le long des terrains de la Raffinerie du Midi, au rond point de Balaruc les Bains. Il remplace nos canalisations d’eaux usées, pour la Communauté d’agglomération de Thau (CABT), sur la route qui mène de Balaruc les Bains à Sète. Il ne le sait pas, mais il respire des hydrocarbures volatiles dangereux pour sa santé, notamment du benzène. Toute personne vivant près de la tranchée et détectant des odeurs d’essence est aussi menacée.

Les Balarucois sont tous concernés: nos canalisations d’eau potable passent à proximité des tranchées. Elles sont en fonte, vieilles d’au moins 30 ans, et n’ont pas été conçues pour résister à des nappes de pétrole. La semaine dernière, les mêmes odeurs suspectes ont été détectées à proximité de la tranchée, et dans l’eau potable d’au moins un balarucois.

Je n’ai pas le plan de toute les canalisations d’eau potable, mais d’après ce que je sais, une autre canalisation part de la source Cauvy à Balaruc, longe le terrain pollué, et va se déverser dans un réservoir à Frontignan – lequel dessert d’autres communes proches de Balaruc.

Le problème touche donc bien plus que les riverains des Raffineries du Midi. Il est temps de réagir, non ?

13 thoughts on “Travailleur en danger

  1. karpman gilles

    Il me semble qu’on distingue sur la photoqu’il porte un masque respiratoire à cartouche (je ne suis pas certain mais je crois le voir)
    s’il en porte un reste bien sûr à savoir s’il est adapté et en état ( cartouche )….s’il a été informé et formé au risque etc…

    par contre il me semble également menacé par un risque d’éboulement…. quelqu’un a t il évalué ce risque … la compacité et la stabilité du terrain, l’éventualité d’un orage etc.???… parce que si non, en cas d’éboulement ce ne sont ni son casque ni son masque qui le protègeront contre un accident potetiellement très grave! comme quoi porter ses EPI (équipemetns de protection indivduelle) c’est toujours bien mais pas suffisant!
    mes remarques n’enlèvent rien au problème de la pollution que vous dénoncez.

  2. Anonymous

    ne vous rejouissez pas trop vite il y a deja eu un appel sur le numero vert concernant les canalisations remplacees aux mouettes les odeurs sont tjs là !!!!!!!!!!!!

  3. Isabelle Crouzet

    Anonymous, merci pour l’info. Je rappelle le numéro vert mis en place par les Raffineries du Midi pour tous les riverains du terrain qui voudraient signaler des nuisances (odeurs de pétrole au robinet ou dans l’air, ou fuites de nappes de pétrole dans l’étang) : 0805 02 0013. Ce numéro est ouvert de 8h à 14h du lundi au vendredi. Si vous laissez un message, quelqu’un vous rappelle.

  4. Isabelle Crouzet

    Gilles, vous avez raison. J’ai chez moi deux masques en papier, je ne suis pas sûre du tout de leur efficacité, mais c’est mieux que rien. En ce moment heureusement il n’y a pas d’odeur dans l’air (il y en a visiblement au robinet chez certains riverains). La mairie de Balaruc a prévenu l’association Vigilance Dépollution que les travaux de dépollution recommenceraient dés la fin du changement des canalisations d’eau dans la zone artisanale … j’espère que nous serons informés à temps. Ce n’est pas avec mes masques en papier que je protégerai mes enfants de ce qui ne manquera pas de s’échapper dans l’air. En 2004 les nuisances avaient été terribles et potentiellement dangereuses, mais ça, on ne peut pas le prouver a posteriori.

  5. Vigilance Dépollution

    Annonymus,

    L’association a envoyé plusieurs courriers, et a informé verbalement plusieurs responsables, notament de VEOLIA, que des recherches rigureuses, sur l’origine de la pollution par hydrocarbures du réseau d’eau potable, n’ont jamais été faites (du moins pas à notre connaissance). Ces recherches auraient du suivre des protocoles spécifiques, qui nous ont été communiquée par des experts du laboratoire SGS Multilab, spécialiste en pollution par hydrocatbures.

    Comme nous n’habitons pas le Kuwait, et que les problèmes ont commencé pendant les travaux de dépollution, il est évident que les polluants viennent du terrain des Raffineries, et à cause du chantier de dépollution. Une chambre pleine de dossiers à la DRIRE en offrent un ample et solide support scientifique!

    Mais, les points d’entrée des polluants ne sont pas connus. S’ils le sont, ils ne sont pas, en tout cas, pris en compte dans ce changement de canalisations que VEOLIA a mis en place, avant que le rapport des experts ait été rendu.

    C’est dommage qu’ils n’aient pas appliqué cette mesure plus tôt (comme Mr Teysseyre avait conseillé en Septembre 2004), et qu’ils ne soient pas arrivés plus loin, mais nous apprécions le seul éffort réel et concret de soulager les victimes de cette pollution depuis l’arrêt des travaux en 2004.

    Donc, une entrée en amont d’hydrocarbures (gaz du sous sol, hydrocarbures de la nappe, ou les deux), est tout à fait probable, et elle pourrait être, malheureusement, à la source d’une contamination des canalisations remplacées.

    De plus, les riverains de l’avenue de la Gare, de la Route de Sète, et du quartier des Térrasses de Thau, ont été nombreux à se plaindre d’odeurs d’hydrocarbures depuis Septembre 2004 ; cependant, ils n’ont pas vu leurs canalisations changées. Et ce malgré des analyses métant en évidence une contamination par hydrocarbures, et un sous sol clairement pollué dans le cas de la Route de Sète.

    Ces dernières semaines, les odeurs ont été très intenses de nouveau dans des nombreux foyers de la zone. Nous avons eu des echos sur des odeurs qui reviennent aux Mouettes.

    Maître Spitzer présentera, le 15 Novembre prochain, ces faits au magistrat qui suit le référé au TGI de Montpellier. Contacter nous si vous avez des informations additionelles à apporter au dossier.

    Nous en parlerons certainement le Mercredi 28 Novembre à 18h, lors de l’Assemblée Générale (note d’information bien tôt dans vos boîtes à lettres).

  6. Anonymous

    avez vous eu en main les plans de l’ancienne raffinerie et l’implantation des cuves de stockage enterrees ?

  7. Anonymous

    hilarant ! sur france 2 le plongeur Cantou constate que l’etang pres de la pointe de balaruc est pollue et que ce meme etang perd ses ressources les autres protagonistes , des ostreiculteurs en l’occurence , accuse les constructions nouvelles . Ils ont vraiment des oeilleres ces gens là qu’ils viennent effectuer des prelevements le matin dans le port suttel!!

  8. Vigilance Dépollution

    Anonymus,
    Oui, nous avons les plans.
    Et oui, c’est hilarant. Pendant combien de temps pensent les autorités cacher ce problème? Pouvons nous acceder au programme de France 2?
    Mais ce n’est n’est pas drôle. Nous connaissons la souffrance que les ostreyculteurs et d’autres Balarucois avons subit et subissons. Nous savons l’enfer que nous avons tous vécu : l’étouffement, les maux de tête, les difficultés respiratoires, les nuits sans dormir, les odeurs à gaz indescriptibles et en permanece, le maux de gorge et des yeux, les problèmes de peau, les nausées, la peur du cancer, la préocupation pour nos enfants, pour notre travail. Les questionnaires de 114 personnes, et la pétition signée par 450 en temoigneront le 15 Novembre face au magistrat.

    La santé et le travail des Balarucois dépendent d’un étang propre, d’une eau potable qui le soit, et d’un air ni toxique, ni cancérigène, ni malodorant.
    Pourtant, de 2 à 3,5 ppm de H2S seulement, sans compter hydrocarbures, ont été mesurés tous les jours au port Suttel, par un voisin qui s’est acheté un appareil de mesure de ce gaz. Alors que des masques sont nécessaires à partir de 1ppm, et que nous savons que d’autres composants aussi dangereux sont présents (nous avons analysées les eaux prélevées en présence d’huissier), aucune mesure a été mise en place pour reduire ces émanations. Des émanations qui sont apparues après le chantier de Janvier de cette année, dans d’une vieille regurgence des eaux phréatiques du terrain. Cette resurgence rejète, en plus, des hydrocarbures vers l’étang depuis plusieurs mois, en quantités variables, mais de façon constante (et elle n’est pas la seule). Les voisins sont intoxiqués par l’inhalation de ces vapeurs nauséabondes. Aucune mesure a été prise malgré des nombreux appels au secours depuis Janvier.

    Nous n’avons pas les resources économiques pour les aider (les analyses complètes d’air sont très chères). Nous avons offert nos compétences intelectuelles tout en étant discrets, mais, ça n’as pas été assez. Nous comprenons la prudence nécéssaire à l’heure d’exposer un problème aussi énorme dans une commune comme Balaruc.
    Cependant, vous savez bien que nous sommes avec vous, vous qui, comme nous, avez souffert de cette pollution. Nous sommes avec vous pour parler, si cela vous aide, comme pour nous taire s’il le faut. Nous n’allons pas ajouter des difficultés à une situation déjà extremement difficile. Nous comprénons les hésitations légitimes de beaucoup. Les enjeux sont immenses, surtout pour notre santé, mais aussi pour nos emplois. Nous ne pouvons dire plus.
    Si nous pouvons faire quelque chose, que nous n’ayons pas encore essayé, nous vous prions de nous le dire…

  9. Anonymous

    donc si vous avez eu les plans de la raffinerie vous aurez constate qu’il existe je pense sur le terrain voir sous la maison du marchand de bateaux des cuves de stockage reliees à un pipe qui allait jusqu’au ponton de chargement d’ou la cause je suppose les sorties d’hydr. dans le port.A l’epoque il y avait une grosse vanne qui permettait de remplir des petroliers vers ces cuves.

  10. Vigilance Dépollution

    Effectivement.

    En regardant le plan, on constate à peu près sur cet emplacement, la présence d’une cuve identifiée ” M” , avec une capacité de 5133 litres, et une pompe de chargement reliée à un appontement des pétroliers, qui se situait au bord de l’étang.

    Mais, très important à retenir, les études publiés en Avril 2003 avaient mis en évidence une lentille d’hydrocarbures surnageant la nappe, de 25 mètres de diamètre, mais à environ 30 mètres au nord ouest de la cuve en question. Cinq autres llentilles, dont trois de taille beaucoup plus importante se situaient dans les limites du terrain. La plus grande (70 par 50 mètres environ), correspond à la zone de la nappe exposée à l’air libre depuis Septembre 2004. Des hydrocarbures plus lourds étaient adsorbés aux sols, surtout au niveau de la zone de contacte avec la nappe (7,5g/kg terre). Des hydrocarbures gazeux se concentraient autour des deux lentilles principales. Des métaux lourds (surtout plomb, 2700mg/kg de terre), contaminaient les sols en surface.

    C’est très important, parce que, après un siecle d’activité, et 10 années de arrêt, les études montraient que la pollution de la nappe était localisée sur trois grandes lentilles et trois plus petites, dont seulement une en dehors des limites du terrain de la Raffinerie. Les hydrocarbures, étant des “huiles” plus ou moins denses et visqueuses, avaient formé ces lentilles, dans des sites concrets et bien identifiés. Tout comme si dans une casserole pleine d’eau, nous versons de huile, et nous laissons reposer ensuite. Avec le temps il aura tendance à former des taches, à se localiser.

    Comme un expert (qui a travaillé dans l’affaire de l’Erika) nous a informé, après étude du dossier, ces lentilles auraient du être pompées pendant plusieurs mois (voir deux à trois ans considérant les quantités calculées d’après les rapports). Ensuite, les terres très impactées (25000 mètres cubes estimées) auraient du être enlevées. Le reste aurait du être bâché et traité sur place. La population aurait du être avertie des risques sanitaires associés à l’inhalation des hydrocarbures volatils et H2S associé, voir évacuée dans le cas ou les concentrations de ces gaz auraient ateint les limites imposées par la loi. Le transfert de polluants aurait du être empêché pendant toute l’opération avec des planches appropriées.

    Ce qui a été fait, c’est de forcer le dégazage par brassage des terres et l’exposition de la nappe à l’air libre. Sans barrièrres, sans information, et sans analyses. Une émulsion s’est formée, tout comme si on aurait agitée notre casserole avec un batteur. Une partie des hydrocarbures et métaux lourds des sols sont alors passés aux eaux sousterraines. Sans obstacles pour éviter le transfert, l’emulsion s’est étalée, et a forcé sur son passage les gaz du sous sol, tout autour et vers l’atmosphère. Toutes ces affirmations sont appuyées par des des photos et des mesures effectuées après le chantier, beaucoup disponibles sur ce blog, ainsi que les conclusions de différents spécialistes consultés.

    Pour résumer, avant le chantier, le sol et les eaux souterraines du terrain présentaient une contamination très importante par hydrocarbures, mais elle était localisée et stabilisée sur cinq points, dont deux très larges. Les métaux lourds étaient concentrés en surface. Le dégazage était négligeable. Il n’y avait donc pas d’odeurs à gaz ou à H2S dans les quartiers riverains, ni se dégageant de l’étang, ni des emulsions se déplaçant de façon importante dans le sous sol ; pas des marées noires dans le port Suttel, pas d’hydrocarbures dans l’eau du robinet des voisins.

    Après le chantier, vous connaissez. Va-il se répéter?

  11. assie stephane

    bonsoir
    anonymous quand il parle de marchand de bateaux est ce de moi qu’il parle?
    Car la semaine derniere avant que je ne m’absente pour mon salon l’expert judiciaire m’a parle de cette cuve place sous mon terrain et expliquerait les nausees et les maux de ventre que nous avons la nuit à cause des emanations d’h2s. Pourrais je moi aussi consulter ces plans pour verifier l’implantation exacte de cette cuve? si elle n’est pas sous ma maison je suis capable d’effectuer des fouilles pour la retrouver!

  12. Vigilance Dépollution

    Vous pouvez consulter le plan quand vous voulez au siege de l’association.
    La cuve est très près de chez vous, effectivement, mais le sous sol était propre avant les travaux. La lentille de surnageant la plus proche de chez vous se trouvait 30 mètres en direction nord ouest (vers le terrain), en 1993 comme en 2003.
    Si l’expert se serait donné la peine de regarder les dossiers, il aurait du le savoir, et ne pas vous faire croire que c’est la cuve la responsable de vos maux.
    D’ailleurs, avez vous jamais été intoxiqué avec les gaz qui sentaient à hydrocarbures ou H2S, avant le chantier de dépollution en Septembre 2004?
    Il faut savoir que nous parlons pas des mauvaises odeurs, mais de polluants toxiques et cancérigènes qui sentent mauvais.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>