Pas de Benzène

Excellente nouvelle, les derniers tests sont bons : pas de benzène dans l’eau. Les prélèvements ont été effectués en 6 différents points, dans deux quartiers différents, à la demande de l’Association Vigilance Dépollution, le 25 octobre 2006.

Ce jour là, les riverains n’ont pas noté d’odeur désagréable provenant du robinet. Cela signifie que les tests ont été faits un jour défavorable pour trouver quoi que ce soit d’inquiétant dans l’eau. Au moins, on peut être rassuré sur la contenance de l’eau en benzène les jours sans odeurs.

Deux composés dérivés d’hydrocarbures (THM) sont toutefois présents de manière significative : le bromoforme et le dibromochlorométhane. Ces deux dérivés résultent d’un traitement de l’eau par l’ozone et par le chlore. Les valeurs sont équivalentes dans les 6 foyers étudiés.

Si ce traitement est effectué, est-ce que cela signifie que l’eau est polluée au moment du captage ou en cours de distribution? Si c’est le cas, ce problème ne concerne donc pas uniquement la zone artisanale mais sans doute toute la commune. Il est vrai que c’est un traitement standard…

Dans tous les cas, il n’y a aucune raison de s’affoler. Ces THM sont présents à des niveaux inférieurs aux normes en vigueur : la norme est de 100 microg/l maximum de THM, contre 24,7 à 30,7 microg/l trouvés dans les tests du 25 octobre.

Avant d’en déduire quoi que ce soit, voici un résumé d’un document sur les risques sanitaires du traitement de l’eau par chloration, publié par l’Institut de Veille Sanitaire.

  1. La chloration Le chlore est un bactéricide facile à mettre en œuvre. Son pouvoir rémanent assure une désinfection sur l’ensemble du réseau. La chloration peut avoir lieu au niveau du captage, du refoulement ou de la distribution de l’eau.
  2. L’ozonation Elle assure la désinfection par oxydation, mais son temps de vie est trop court pour assurer la désinfection de tout le réseau de distribution d’eau.

Ce document de l’Institut de Veille Sanitaire aide à comprendre les effets des THM sur la santé. Quelques études attribuent un léger risque de cancer de la vessie à l’exposition aux THM. Une seule étude précise que le risque apparait à partir d’une exposition prolongée de 50 microg/l de THM.

  1. Le Bromoforme est classifié en cancérogène probable pour l’homme aux USA seulement. En France, il n’est pas classé. Aucune étude de ses effets sur l’homme n’est disponible. Il provoque des cancers du colon chez les rats femelles.
  2. Pour le dibromochlorométhane aucune étude spécifique de ces effets n’est disponible pour l’homme. Il provoque des cancers du foie chez la souris femelle.

Le rapport de l’Institut de Veille Sanitaire souligne que les études effectuées sur les animaux ne sont pas transposables à l’homme. Au final, il semble qu’on connaisse peu de chose sur ces dérivés d’hydrocarbures.

J’avance dans mes recherches de filtres à hydrocarbures et pense pouvoir publier bientôt une proposition intéressante de la société Vulkan.

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